Rhubarbe : ce que la naturopathie retient de ses vertus naturelles
Par FRANCE CHIRON
Originaire d’Asie, la rhubarbe est consommée depuis plusieurs millénaires, notamment grâce à ses nombreuses vertus thérapeutiques. Elle est considérée, en naturopathie, comme un véritable produit actif de la nature, en raison de sa composition pour le moins unique, soutenant l’organisme.
Quels sont les bienfaits de la rhubarbe ?
Une plante reconnue pour accompagner le confort digestif
Si la rhubarbe est tellement appréciée, c’est notamment en raison de sa grande richesse en fibres, représentant près de 75% de son poids sec. Pour le consommateur, les fibres – solubles et insolubles – vont être un vrai moteur pour le transit intestinal. Celles-ci vont fortement augmenter le volume du bol alimentaire et stimuler les contractions de l’intestin, facilitant ainsi l’évacuation des selles.
C’est en favorisant un transit régulier que la rhubarbe aide à bien digérer, notamment en évitant les ballonnements inconfortables à la suite d’un repas lourd.
Des composés antioxydants parmi les plus intéressants des végétaux
Au niveau de sa composition, l’on trouve des anthocyanes qui sont de puissants pigments aux propriétés antioxydantes pour le moins exceptionnelles. De plus, la rhubarbe comprend une grande quantité de vitamine C et de polyphénols, ce qui permet de neutraliser les molécules instables, souvent responsables du vieillissement prématuré de nos cellules.
En somme, la consommation de la rhubarbe fournit un véritable matériel défensif pour l’organisme. Les antioxydants présents vont aider à protéger les tissus et à soutenir le système cardiovasculaire, offrant une réponse naturelle pour mieux préserver la jeunesse cellulaire.
Rhubarbe et vitalité : ce que l’on retient en naturopathie
Malgré son apport en calories qui demeure assez faible, la rhubarbe est une véritable mine d’or de micronutriments. Sa composition est gorgée de minéraux essentiels, à l’image du phosphore, du calcium ou encore du potassium. Sans oublier ses nombreuses vitamines du groupe B et de vitamine K. En cas de fatigue passagère, ce profil nutritionnel particulièrement dense permet à son consommateur de recharger ses batteries.
Pour résumer, l’intégration de cette plante au cœur d’une démarche de nutrition holistique est une idée intelligente, notamment pour éviter d’alourdir la digestion. Si l’on écoute les praticiens de santé naturelle ou un coach bien-être, la rhubarbe est un aliment clé pour ramener plus de vitalité au sein de vos repas.
Rhubarbe fraîche, en poudre ou en complément : quelles différences ?
Comme de nombreux autres aliments, il est possible de consommer la rhubarbe via différentes formes. Cependant, chacune d’elles a des effets divers. Par exemple, la rhubarbe fraîche se limite à la tige – le pétiole – et se consomme comme un aliment à part entière. Gorgée d’eau et particulièrement douce au goût, elle est idéale au quotidien grâce à son bel apport en vitamines et en fibres.
Ensuite, il est possible de consommer la rhubarbe via des compléments alimentaires, des gélules ou des poudres, avec la racine de la rhubarbe officinale. Cette partie est particulièrement riche en dérivés anthracéniques et est souvent utilisée dans le cadre de cures ciblées et assez courtes. Ici, il s’agit surtout d’un remède plus qu’un aliment de plaisir gustatif.
Quelles sont les précautions à prendre avant de consommer de la rhubarbe ?
Dans un premier temps, il est important de savoir qu’il ne faut jamais consommer les feuilles de rhubarbe. En effet, celles-ci contiennent des taux très élevés d’acide oxalique, ce qui peut provoquer de graves intoxications rénales.
Seule la tige reste comestible, même si là encore, nous vous recommandons d’être prudent, car il peut persister une légère présence d’oxalates. Par conséquent, sa consommation reste déconseillée aux personnes souffrant de troubles rénaux chroniques ou d’arthrite. Avant de démarrer une cure spécifique, n’hésitez pas à demander des conseils en naturopathie d’un professionnel qualifié.
Comment utiliser la rhubarbe au quotidien selon la naturopathie ?
En cuisine : les préparations qui préservent le mieux ses atouts
Afin de profiter des nombreux bienfaits de la rhubarbe en cuisine, il est vivement recommandé de privilégier la cuisson douce pour préserver les fibres. Il est possible de l’associer à des épices douces, comme la vanille ou la cannelle, pour adoucir le palais naturellement. Selon les nombreuses astuces de naturopathie en cuisine, il peut être pertinent de marier la rhubarbe avec des fruits sucrés comme la fraise, la banane ou la pomme. Globalement, nous vous recommandons de favoriser les cuissons courtes.
En dehors de l’assiette : les usages traditionnels en naturopathie
En dehors de l’usage dit culinaire, la racine de rhubarbe peut être employée en phytothérapie, sous la forme de décoctions. Ces préparations permettent de stimuler le foie ou de déclencher un nettoyage intestinal profond. Ce qui est idéal pour les personnes souffrant de blocages digestifs. Cependant, ces usages nécessitent un dosage précis pour ne pas irriter la muqueuse intestinale. Une prescription est donc réservée aux professionnels ayant suivi une formation naturopathie complète.
A quelle saison et à quelle fréquence en profiter ?
La rhubarbe est une plante printanière, annonçant clairement l’arrivée des beaux jours. Sa pleine saison s’entend du mois d’avril jusqu’à la fin du mois de juin. C’est durant ce laps de temps que ses tiges sont les plus tendres et les moins chargées en acide oxalique.
Foire aux questions
La rhubarbe fait-elle maigrir ?
Comptant seulement 15 calories pour 100 grammes, la rhubarbe reste clairement l’un des végétaux les moins caloriques. Bien qu’on ne puisse pas dire qu’elle fasse réellement “maigrir”, elle peut être utilisée dans le cadre d’une démarche de naturopathie et perte de poids.
La rhubarbe est-elle un fruit ou un légume ?
D’un point de vue strictement botanique, la rhubarbe est un légume puisque nous consommons sa tige. Néanmoins, en raison de son acidité et de son utilisation dans des recettes sucrées, elle est souvent considérée comme un fruit dans de nombreux pays.
Peut-on manger la rhubarbe crue ?
Oui, bien que son acidité prononcée et sa texture fibreuse puissent ne pas convenir à tout le monde. La cuisson aura, notamment, pour but de la rendre plus digeste et agréable en bouche.
La rhubarbe est-elle déconseillée pendant la grossesse ?
Non, consommer des tiges ne pose aucun souci durant une grossesse. Néanmoins, les compléments alimentaires à base de racine de rhubarbe sont strictement interdits aux femmes enceintes.
La rhubarbe est-elle bonne pour le foie ?
Les propriétés reconnues de la rhubarbe permettent l’évacuation de la bile vers l’intestin. Cette action va donc soutenir le nettoyage du foie, permettant l’élimination des toxines accumulées.